Jardin en automne : préparation du potager, semis et plantations

L’automne est une saison très importante au jardin, car c’est dès cette époque que nombre de travaux permettront de préparer le printemps. Préparation du sol, plantations avant l’hiver, semis de nombreux légumes et fleurs sont parmi les activités qui seront celles du jardinier à partir de la fin de l’été.

Les labours d’automne, qui s’accompagnent de distribution d’engrais et sont l’occasion d’amender la terre, constitueront l’une des tâches sinon agréables, du moins fondamentales pour l’épanouissement du jardin au printemps.

Préparation du potager en automne

Le potager est, d’une façon générale, la partie du jardin la plus sollicitée : les cultures s’y succèdent d’habitude rapidement et épuisent peu à peu les ressources nutritives du sol. Si l’on excepte les soins nécessaires aux quelques cultures hâtées ou retardées, l’automne (octobre-novembre) sera consacré aux travaux de préparation qui permettront à la terre d’accueillir les plantations et les semis de l’année suivante.

La préparation du sol prendra deux aspects : les travaux d’ameublissement profond (défoncements, labours, bêchage) ; et les amendements (apport d’engrais, de chaux, etc.) qui contribueront à l’amélioration de sa composition chimique et reconstitueront les réserves nutritives indispensables à la croissance des plantes.

Le potager est, d’une façon générale, la partie du jardin la plus sollicitée : les cultures s’y succèdent d’habitude rapidement et épuisent peu à peu les ressources nutritives du sol. Si l’on excepte les soins nécessaires aux quelques cultures hâtées ou retardées, l’automne (octobre-novembre) sera consacré aux travaux de préparation qui permettront à la terre d’accueillir les plantations et les semis de l’année suivante.

La préparation du sol prendra deux aspects : les travaux d’ameublissement profond (défoncements, labours, bêchage) ; et les amendements (apport d’engrais, de chaux, etc.) qui contribueront à l’amélioration de sa composition chimique et reconstitueront les réserves nutritives indispensables à la croissance des plantes.

Le défoncement

Le défoncement est la première opération d’ameublissement que l’on doit entreprendre, surtout si la terre n’a jamais été cultivée : il a pour but d’ameublir le sol en profondeur, afin de le rendre perméable (pour que les eaux de pluie et d’arrosage puissent s’y infiltrer facilement) et de l’aérer. La profondeur à laquelle se fait ce travail (de 50 à 70 cm) suffit pour indiquer qu’il est assez exceptionnel de devoir l’entreprendre.

Vu la profondeur à atteindre et le volume de terre à déplacer, ce travail demande beaucoup de temps et de peine s’il est effectué à la main (à l’aide d’une bêche, d’un louchet ou d’une fourche-bêche). On utilise aujourd’hui couramment des engins mécaniques (motobêche, motoculteur) qui facilitent grandement la tâche, surtout pour les grandes surfaces.

Si vous venez d’acquérir un terrain et que vous désiriez y implanter un potager, un verger ou des massifs, il vous faut, lors du défoncement, débarrasser la terre des plus grosses racines, voire des souches d’arbres ou d’arbustes qui peuvent s’y trouver, des pierres et des roches, et donc de tout ce qui pourrait, par la suite, constituer un obstacle au développement des racines des plantes cultivées.

Sol et sous-sol

Le sol et le sous-sol sont souvent de nature très différente ; or c’est le sol (sur 30 cm de profondeur environ) qui est constitué des éléments essentiels à la vie des végétaux.
Dans le cas des terrains argileux par exemple, où le sous-soi est très dense et compact (facilement reconnaissable à une couleur jaune clair), il faut éviter de mélanger les deux couches, de façon à conserver la couche arable en surface.

Aussi, lors du défoncement, séparez soi et sous-soi en tas bien distincts (ce qui est facile, vue l’opposition des deux couleurs). Si sol et sous-sol sont de même nature, ou si le sous-soi est sableux, vous pourrez mélanger les deux couches, le sable ayant pour qualité d’alléger les terres trop compactes (argileuses).

Le déroulement des travaux

Le défoncement d’un terrain à la main se fait par bandes de 1 m de large environ. On procède à un bêchage à simple jauge lorsque sol et sous-sol sont homogènes ou qu’on souhaite les mélanger; à un bêchage à double jauge lorsque, au contraire, on veut que chaque couche reste à sa place.

La profondeur du défoncement équivaut à environ deux hauteurs de fer de bêche. Dans le cas d’une double jauge, on travaille à deux niveaux, chacun correspondant en principe à une hauteur de fer de bêche. Tout le problème consiste à ne pas mélanger la terre des deux niveaux. On travaille donc en fait par demi-tranchées, de profondeurs différentes. Notre schéma pourrait laisser croire l’opération compliquée, mais le «tour de main », et donc l’automatisme, sont vite pris.

Certaines terres sont plus ou moins faciles à travailler que d’autres, du fait des éléments dominants de leur structure physique : les terres argileuses, par exemple, lourdes et compactes car elles sont imperméables, demandent le plus d’efforts. Évitez de les défoncer par temps pluvieux (la pluie tasse la terre, la rend lourde et collante aux outils) : c’est pourquoi il faut s’organiser pour achever ces travaux avant les grosses pluies d’automne (novembre).

Après le défoncement, importante opération, le soi doit pouvoir se reposer avant de produire, d’où le choix de l’époque où l’on doit l’effectuer (plusieurs mois avant les premières plantations).

Le labour

Le labour est une opération plus courante que le défoncement. Il doit se faire chaque année au potager ou au jardin d’ornement pour la culture des annuelles. Il consiste à retourner le sol sur une profondeur correspondant à celle de la couche arable (de 10 à 30 cm). Son but est d’aérer et d’ameublir le sol (avant l’hiver, car le gel rendant la terre aussi dure que la pierre interdit tous travaux), tout en permettant la destruction des mauvaises herbes par enfouissement.

Les outils

Au fur et à mesure de l’épuisement des cultures (à l’automne), il faut labourer les massifs et les planches de terre devenues vacantes. C’est un travail que l’on ne peut mener à bien qu’avec des outils en bon état, adaptés à l’ampleur du travail.

Vous utiliserez, comme pour les travaux de défoncement, une bêche, un louchet ou une fourche-bêche pour les terrains lourds et compacts, plus difficiles à travailler les dents de la fourche-bêche pénètrent mieux dans la terre et il est alors bien plus facile de détacher et de retourner les mottes.

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On l’utilise également pour aérer le sol au pied des arbres, ou autour de plantes vivaces ou bulbeuses restées en place après floraison, pour ne pas risquer d’endommager les racines.

Choisissez toujours des outils de qualité, au tranchant affûté et à l’emmanchement solide. Certains sont aujourd’hui revêtus de résine Epoxy, ce qui rend le métal pratiquement inaltérable.

Le labour est un travail fatigant mais qu’il est indispensable d’effectuer pratiquement chaque année, la terre se tassant sous l’effet des intempéries. La « bêche automatique », mise au point il y a quelques années, réduit l’effort de l’utilisateur ; il s’agit d’un système de ressort permettant de soulever les mottes et de les projeter par simple poussée. Au-delà d’une surface à bêcher de 300 m2, on a tout intérêt à utiliser une motobêche (appelée aussi motohoue), ou un motoculteur, dont le soc de charrue et les fraises permettent de retourner la terre facilement. La puissance de la machine sera bien sûr fonction de la taille du terrain. Il est possible de louer ce type de matériel dans des magasins spécialisés.

Les travaux

A l’automne, durant les travaux de labour, vous vous contenterez de retourner les mottes de terre dans la jauge, sans les briser. Elles passeront ainsi l’hiver, soumises à l’effet des intempéries (pluies, vents, gel et dégel) qui les désagrégeront, facilitant ainsi les travaux d’ameublissement superficiel (cerclage, binage, griffage, ratissage) que vous entreprendrez au printemps, avant les plantations et durant les cultures.

Pour les terrains très humides et lourds, vous procéderez en « billons » : il s’agit de créer des monticules parallèles de même hauteur et espacés de 50 cm environ. La terre ainsi placée évacue mieux son excédent d’eau. Pour les terrains sains, vous labourerez « à plat », c’est-à-dire en disposant les mottes retournées sur un même plan.

Les mottes sont déposées dans la jauge ouverte devant vous (ici une jauge simple suffit, vu la faible profondeur du labour) ; on procède de la même manière que pour le défoncement; veillez, lors de cette opération, à écarter toutes les grosses pierres, les racines profondes qui pourraient ensuite constituer un obstacle aux jeunes racines. Profitez-en pour « éplucher » la terre, c’est-à-dire pour arracher toutes les racines de mauvaises herbes que vous pourriez y rencontrer; déchiqueter les racines aurait pour résultat de multiplier les herbes indésirables.

De la mi-septembre à la fin novembre, il est encore possible de semer en pleine terre un certain nombre de végétaux. Pour les plus fragiles ou pour les cultures forcées, il faudra semer en pépinière sous châssis ou sous cloche pour un repiquage en octobre-novembre; cependant, pour la plupart, les semis en pleine terre devront être effectués sous abri et à bonne exposition (côtière, ados).

Semis et plantations d’automne au potager

Quels travaux de jardinage nécessite le potager en automne ? Pour vous aider, consultez notre tableau qui récapitule les variétés à utiliser et les périodes de plantation adéquates.

Au potager Semis et plantations Époque
Ail en pleine terre novembre
Ail rose en pleine terre octobre
Carottes sous châssis froid octobre-novembre
Cerfeuil en pleine terre septembre-octobre
Choux en pépinière septembre
Choux en pleine terre octobre
Choux-fleurs en pleine terre septembre
Choux-fleurs repiquage octobre
Cresson alénois en pleine terre septembre-octobre
Cresson alénois sous châssis novembre
Epinards en pleine terre Septembre-octobre
Fèves sous châssis novembre
Fraisiers en pleine terre septembre-mi-octobre
Laitues pommées de printemps en pépinière septembre-octobre
Laitues pommées de printemps repiquage octobre-novembre
Laitues pommées d’été et d’automne en pépinière sur couche octobre
Laitues pommées d’hiver en pépinière septembre-octobre
Laitues pommées d’hiver repiquage octobre-novembre
Mâche en pleine terre septembre-mi-octobre
Oignons de couleur en pépinière septembre
Oignons de couleur repiquage octobre
Oseille en pleine terre septembre
Persil en pleine terre septembre
Pois en pleine terre septembre-octobre
Pois sous cloche ou châssis novembre
Poireaux en pleine terre septembre
Radis en pleine terre septembre

Composition et analyse du sol

Les travaux d’ameublissement profond, tels que le défoncement et le labour, ont pour rôle d’entretenir le sol en profondeur, de l’alléger pour que les racines puissent s’y développer aisément et puiser dans la terre aérée les réserves nutritives nécessaires à la vie des plantes.

Ces travaux, qui ont donc pour but d’entretenir la «forme physique» de la terre, sont complétés par des amendements et une fertilisation dont l’objet est de prévenir l’épuisement d’une terre sans cesse sollicitée, ou de reconstituer ses réserves nutritives. Sans amendements, la terre serait bientôt inapte à fournir des récoltes de qualité.

La composition du sol

Avant d’envisager les remèdes permettant d’entretenir la structure de la terre, il faut dire quelques mots de sa composition. D’une façon générale, on distingue les composants physiques des constituants chimiques. La structure physique du sol découle de la présence, de façon plus ou moins équilibrée, de quatre composants principaux : l’argile, le sable, la chaux et l’humus. Les éléments chimiques (minéraux) nécessaires au développement des plantes sont principalement : l’azote, le phosphore, la potasse et la chaux, dont nous verrons les différentes fonctions au chapitre concernant les engrais.

Ces deux types de composants ne sont pas indépendants les uns des autres. Ainsi, par exemple, la potasse se trouve fixée sur l’argile et l’humus, l’azote principalement sur l’humus, etc. Jardiner consiste donc d’une part à s’occuper de la structure physique de la terre (défoncements, labours, ameublissements de surface) ; et, d’autre part, à entretenir son équilibre chimique, en apportant périodiquement les divers éléments nécessaires à l’alimentation des plantes (engrais).

Les ressources de la terre sont en effet consommées par les végétaux, et la succession des cultures entraînerait leur épuisement, si l’on n’apportait pas, sous forme d’engrais, les éléments qui mettraient autrement beaucoup plus de temps à se reconstituer.

L’analyse du sol

Cette analyse a pour but de connaître la composition chimique et la constitution physique du sol, le plus exactement possible. Elle permet donc de procéder avec précision à des corrections en fonction des cultures que l’on veut conduire. Vous pourrez confier cette analyse à un laboratoire spécialisé, mais il suffit souvent à l’amateur de connaître dans ses grandes lignes la nature de la terre dont il dispose.

On a vu que la terre argileuse est compacte, collante quand elle est humide, et donc difficile à travailler. La terre sablonneuse ne s’agglomère pas, elle sèche et se réchauffe vite; quand la terre est noirâtre, spongieuse, elle est riche en humus; enfin, quand elle est blanchâtre et qu’elle réagit au vinaigre, c’est une terre calcaire.

Des trousses spéciales sont vendues dans le commerce pour tester soi-même le sol. Elles permettent de connaître les proportions d’azote, de phosphore, de potasse et de chaux et peuvent vous aider à déterminer l’amendement et l’engrais nécessaires à votre terre.

De la même façon il est possible de déterminer le degré d’acidité, dit pH de la terre, symbole correspondant à une série de chiffres selon une échelle de couleurs. Le réactif liquide prend, en effet, une certaine coloration au contact de la terre, qu’il faut analyser lorsque celle-ci est bien sèche.

Amendements et fertilisation d’automne

Suivant l’équilibre de ses divers constituants physiques, le sol retiendra plus ou moins bien les éléments nutritifs, en particulier les sels minéraux, contenus dans l’eau de pluie ou d’arrosage, indispensables aux cultures. D’une façon générale, les terrains argileux, imperméables, favorisent la fixation des sels dans le sol.

Ils restent longtemps humides (tard après le printemps) et se réchauffent lentement. Les sols sablonneux, au contraire, sont très perméables et donc ont du mal à fixer les sels minéraux. Légers, ils se prêtent bien à la pénétration des racines, mais ils se réchauffent vite, et se dessèchent donc plus rapidement qu’un sol argileux.

Les amendements

La terre qui rassemble harmonieusement les quatre composants principaux évoqués plus haut s’appelle « terre franche ». Mais on doit en fait, la plupart du temps, corriger leur mauvaise répartition.

« Amender » revient à corriger l’état physique du sol par l’apport de certains matériaux. Mais vous devrez avant tout veiller à ce que la correction d’un sol ne se fasse pas trop brutalement, et qu’ellê ne bouleverse pas trop brusquement sa structure; elle doit, au contraire, se faire progressivement, sur plusieurs années, pour permettre au sol d’assimiler les éléments correcteurs. C’est pour cette même raison que les amendements seront apportés à l’automne : la terre aura ainsi le temps, durant sa période de repos, d’intégrer les nouveaux matériaux.

Les amendements suivant la terre

  • Si votre terre est sablonneuse, vous apporterez de l’argile, de la tourbe ou, mieux, de l’humus, qui allège les sols lourds et donne de la consistance aux sols légers; l’humus, riche en bactéries, permet également la transformation et l’assimilation des engrais par les plantes.
  • Les terres sablonneuses, par ailleurs, sont souvent trop acides : faites alors un apport de chaux (chaulage), qui neutralise l’acidité, ennemie de la vie microbienne et obstacle à la formation de l’humus.

  • Si votre terre est argileuse, faites des apports de sable grossier, de préférence de rivière. Cependant, vu les grandes quantités de sable nécessaires (près de 300 tonnes par hectare selon l’importance de l’amendement), on utilise plus souvent de la tourbe (matière organique inerte) que l’on enfouit lors du labour d’automne à raison d’une balle (soit 0,17 m3) pour 10 m2. La tourbe influant uniquement sur la structure physique, il est bon de l’associer à du fumier (nature ou en granulés). • Si votre terre est calcaire, perméable, mais relativement pauvre en éléments fertilisants, et alcaline, vous la corrigerez par des apports de tourbe, d’argile et d’humus.
  • Si votre terre est humifère, riche en éléments fertilisants, mais trop acide (l’acidité étant en partie provoquée par la décomposition des végétaux, eux-mêmes à la base de la constitution de l’humus), vous procéderez à des apports de chaux.

Le chaulage

D’une façon générale, le chaulage est conseillé pour toute terre non calcaire. Le manque de calcaire, en effet, a pour conséquence de priver l’humus et l’argile de leurs propriétés : rétention de l’eau et fixation des sels minéraux (pour les terres argileuses, la chaux présente de plus l’avantage d’alléger le sol).

Le but du chaulage est encore d’apporter aux plantes le calcium dont elles ont besoin, ce qui intéresse toutes sortes de terres.

Il faut faire les apports de chaux en automne, au moment du labour, mais pas par temps pluvieux, car le mélange avec la terre serait difficile (la chaux humide formant alors une pâte). Évitez, évidemment, de chauler le terrain qui recevrait la même année des légumes préférant l’acidité (la pomme de terre par exemple).

La fumure de fond

Par «fumure» on entend apport d’engrais, c’est-à-dire une intervention directe sur la composition chimique du sol. L’apport d’engrais a pour but d’améliorer sa fertilité en lui apportant les éléments qui lui manquent ou qui ont été épuisés par les cultures. D’un façon théorique, le choix de l’engrais doit dépendre de la nature du sol et des cultures que l’on veut y mener. Il faut aussi tenir compte de deux principes.

  • Seules les terres suffisamment pourvues d’argile et d’humus peuvent rendre efficaces les apports d’engrais (c’est pourquoi on doit procéder aux amendements avant ou en même temps qu’aux apports d’engrais).
  • Tous les végétaux ont surtout besoin de phosphore, de potasse et d’azote, ce qui permet d’établir une règle générale, valable pour la plupart des végétaux.

    La fumure de fond consiste à apporter à la terre, lors des labours d’automne, des engrais à base de phosphore et de potasse (on peut se procurer du phosphate naturel et du chlorure de potasse, ou mieux, du sulfate de potasse).

    Ces deux éléments, qui favorisent le développement des feuilles, de la fleur et du fruit ou légume (pour ce qui concerne le phosphore) et qui soutiennent la croissance de la plante (la potasse), doivent être enfouis profondément.

    La terre assimilant lentement ces deux éléments, il faut les enterrer en automne, pour que les racines trouvent plus tard l’alimentation dont elles auront besoin. Il faut faire ici la distinction entre engrais organique et engrais minéral.

Les engrais organiques sont d’origine végétale ou animale : le fumier naturel, le compost, l’engrais vert (trèfles, vesce, etc.) sont des engrais organiques ils doivent être tout d’abord transformés en sels par les micro-organismes présents dans le sol avant d’être utilisables par les racines. Ils sont donc à assimilation lente (signalons que les cendres de bois constituent une fumure intéressante).

Les engrais minéraux sont des produits chimiques concentrés qui servent ainsi pour les cultures intensives. Leur action est beaucoup plus rapide que celle des engrais d’origine organique. Ils sont disponibles dans le commerce sous différentes appellations, présentés en poudre ou en granulés (cette dernière forme facilite l’épandage).

Le jardinier amateur sera, par ailleurs, intéressé par l’existence d’engrais composés (à côté des engrais simples) qui permettent d’apporter en même temps à la terre tous les éléments dont les plantes ont besoin (vous les reconnaîtrez à la formule de présentation NPK – azote (N), phosphore (P) et potasse (K).

Conservation et ensilage des légumes-racines

Pour être conservés de façon naturelle, les légumes ont besoin d’une température basse, mais à l’abri du gel et de l’humidité. Les légumes, cultivés et récoltés tout au long de l’automne et destinés à la consommation hivernale, sont conservés de différentes manières, la principale distinction se faisant entre la conservation en place (des légumes encore en culture) et la conservation des légumes récoltés.

Suivant les espèces et leur type de végétation, on conserve : en place; sous châssis; en jauge; en silo extérieur; en cave et même au grenier (pour les légumes secs). Les légumes-racines ne sont pas les seuls à pouvoir être conservés puisque les choux pommés et les chicorées, par exemple, se conservent bien en place ou protégés en jauge selon les climats.

La conservation en pleine terre

Les espèces les moins frileuses (salsifis, scorsonères, carottes tardives) peuvent être conservées en place, sans être arrachées, à condition qu’elles soient protégées du froid par une couverture de feuilles mortes et de paille (couverture qui peut atteindre 10 cm d’épaisseur pour les chicorées). Cependant, afin d’éviter un excès d’humidité, qui entraînerait la pourriture des légumes, il est bon de découvrir les légumes chaque fois que le temps le permet. La conservation en silo (des carottes, betteraves, navets, céleris…) se fait après leur arrachage.

Les légumes sont alors entassés dans une tranchée exécutée en pleine terre, puis recouverts de paille. Le silo enterré présente l’avantage d’offrir une température inférieure à celle d’une cave, mais l’inconvénient d’une humidité excessive, surtout en terre argileuse. Pour l’éviter, on peut constituer un silo en surface, les légumes étant entassés à même le sol, puis recouverts de paille, et finalement de terre.

Une petite tranchée creusée autour facilite l’écoulement de l’eau. Pour toute conservation en pleine terre, il est indispensable de se protéger, avec des produits appropriés, contre les attaques des limaces et des rongeurs pour qui la nourriture devient rare pendant l’hiver.

La conservation sous abri

On transporte certains légumes (tels le cardon) avec leur motte sous châssis froid, en entourant le coffre du châssis de paille et de feuilles.

Il est encore possible d’entasser les légumes arrachés en creusant à l’intérieur du coffre un silo, qui est alors d’autant mieux abrité. Là encore, prenez la précautièn d’entourer le coffre de paillage et de l’aérer chaque fois que le temps le permet. La conservation en cave est évidemment idéale, à condition que l’on dispose d’un local non chauffé mais à l’abri du gel.

Les silos de cave sont généralement des caisses en bois que l’on emplit de sable et de tourbe, mélange qui doit être désinfecté avant de recevoir les légumes arrachés (en particulier pour les carottes, qui risquent sinon la pourriture due au sclérotinia). On procède ainsi pour les carottes, les betteraves (dont vous couperez les feuilles), les céleris (dont les pieds doivent être arrachés avant les premières gelées), les navets, etc.

La conservation des pommes de terre se fait en cave, sur clayette, après ressuyage. Celle des oignons et des échalotes se fait en tas, également après que l’on aura laissé quelque temps les légumes se ressuyer dehors après l’arrachage. Il est bon, dans tous les cas, de surveiller régulièrement les légumes conservés et d’éliminer tous ceux qui sont attaqués par la pourriture, les insectes ou des maladies.

Récolte du jardin en automne

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