Préparation du potager

Le potager est, d’une façon générale, la partie du jardin la plus sollicitée : les cultures s’y succèdent d’habitude rapidement et épuisent peu à peu les ressources nutritives du sol. Si l’on excepte les soins nécessaires aux quelques cultures hâtées ou retardées, l’automne (octobre-novembre) sera consacré aux travaux de préparation qui permettront à la terre d’accueillir les plantations et les semis de l’année suivante. La préparation du sol prendra deux aspects : les travaux d’ameublissement profond (défoncements, labours, bêchage) ; et les amendements (apport d’engrais, de chaux, etc.) qui contribueront à l’amélioration de sa composition chimique et reconstitueront les réserves nutritives indispensables à la croissance des plantes.

Le potager est, d’une façon générale, la partie du jardin la plus sollicitée : les cultures s’y succèdent d’habitude rapidement et épuisent peu à peu les ressources nutritives du sol. Si l’on excepte les soins nécessaires aux quelques cultures hâtées ou retardées, l’automne (octobre-novembre) sera consacré aux travaux de préparation qui permettront à la terre d’accueillir les plantations et les semis de l’année suivante. La préparation du sol prendra deux aspects : les travaux d’ameublissement profond (défoncements, labours, bêchage) ; et les amendements (apport d’engrais, de chaux, etc.) qui contribueront à l’amélioration de sa composition chimique et reconstitueront les réserves nutritives indispensables à la croissance des plantes.

Le défoncement

Le défoncement est la première opération d’ameublissement que l’on doit entreprendre, surtout si la terre n’a jamais été cultivée : il a pour but d’ameublir le sol en profondeur, afin de le rendre perméable (pour que les eaux de pluie et d’arrosage puissent s’y infiltrer facilement) et de l’aérer. La profondeur à laquelle se fait ce travail (de 50 à 70 cm) suffit pour indiquer qu’il est assez exceptionnel de devoir l’entreprendre.
Vu la profondeur à atteindre et le volume de terre à déplacer, ce travail demande beaucoup de temps et de peine s’il est effectué à la main (à l’aide d’une bêche, d’un louchet ou d’une fourche-bêche). On utilise aujourd’hui couramment des engins mécaniques (motobêche, motoculteur) qui facilitent grandement la tâche, surtout pour les grandes surfaces. Si vous venez d’acquérir un terrain et que vous désiriez y implanter un potager, un verger ou des massifs, il vous faut, lors du défoncement, débarrasser la terre des plus grosses racines, voire des souches d’arbres ou d’arbustes qui peuvent s’y trouver, des pierres et des roches, et donc de tout ce qui pourrait, par la suite, constituer un obstacle au développement des racines des plantes cultivées.

Sol et sous-sol

Le sol et le sous-sol sont souvent de nature très différente ; or c’est le sol (sur 30 cm de profondeur environ) qui est constitué des éléments essentiels à la vie des végétaux.
Dans le cas des terrains argileux par exemple, où le sous-soi est très dense et compact (facilement reconnaissable à une couleur jaune clair), il faut éviter de mélanger les deux couches, de façon à conserver la couche arable en surface. Aussi, lors du défoncement, séparez soi et sous-soi en tas bien distincts (ce qui est facile, vue l’opposition des deux couleurs). Si sol et sous-sol sont de même nature, ou si le sous-soi est sableux, vous pourrez mélanger les deux couches, le sable ayant pour qualité d’alléger les terres trop compactes (argileuses).

Le déroulement des travaux

Le défoncement d’un terrain à la main se fait par bandes de 1 m de large environ. On procède à un bêchage à simple jauge lorsque sol et sous-sol sont homogènes ou qu’on souhaite les mélanger; à un bêchage à double jauge lorsque, au contraire, on veut que chaque couche reste à sa place.

La profondeur du défoncement équivaut à environ deux hauteurs de fer de bêche. Dans le cas d’une double jauge, on travaille à deux niveaux, chacun correspondant en principe à une hauteur de fer de bêche. Tout le problème consiste à ne pas mélanger la terre des deux niveaux. On travaille donc en fait par demi-tranchées, de profondeurs différentes. Notre schéma pourrait laisser croire l’opération compliquée, mais le «tour de main », et donc l’automatisme, sont vite pris.

Certaines terres sont plus ou moins faciles à travailler que d’autres, du fait des éléments dominants de leur structure physique : les terres argileuses, par exemple, lourdes et compactes car elles sont imperméables, demandent le plus d’efforts. Évitez de les défoncer par temps pluvieux (la pluie tasse la terre, la rend lourde et collante aux outils) : c’est pourquoi il faut s’organiser pour achever ces travaux avant les grosses pluies d’automne (novembre).
Après le défoncement, importante opération, le soi doit pouvoir se reposer avant de produire, d’où le choix de l’époque où l’on doit l’effectuer (plusieurs mois avant les premières plantations).

Le labour

Le labour est une opération plus courante que le défoncement. Il doit se faire chaque année au potager ou au jardin d’ornement pour la culture des annuelles. Il consiste à retourner le sol sur une profondeur correspondant à celle de la couche arable (de 10 à 30 cm). Son but est d’aérer et d’ameublir le sol (avant l’hiver, car le gel rendant la terre aussi dure que la pierre interdit tous travaux), tout en permettant la destruction des mauvaises herbes par enfouissement.

Les outils

Au fur et à mesure de l’épuisement des cultures (à l’automne), il faut labourer les massifs et les planches de terre devenues vacantes. C’est un travail que l’on ne peut mener à bien qu’avec des outils en bon état, adaptés à l’ampleur du travail. Vous utiliserez, comme pour les travaux de défoncement, une bêche, un louchet ou une fourche-bêche pour les terrains lourds et compacts, plus difficiles à travailler les dents de la fourche-bêche pénètrent mieux dans la terre et il est alors bien plus facile de détacher et de retourner les mottes.

On l’utilise également pour aérer le sol au pied des arbres, ou autour de plantes vivaces ou bulbeuses restées en place après floraison, pour ne pas risquer d’endommager les racines.

Choisissez toujours des outils de qualité, au tranchant affûté et à l’emmanchement solide. Certains sont aujourd’hui revêtus de résine Epoxy, ce qui rend le métal pratiquement inaltérable.

Le labour est un travail fatigant mais qu’il est indispensable d’effectuer pratiquement chaque année, la terre se tassant sous l’effet des intempéries. La « bêche automatique », mise au point il y a quelques années, réduit l’effort de l’utilisateur ; il s’agit d’un système de ressort permettant de soulever les mottes et de les projeter par simple poussée. Au-delà d’une surface à bêcher de 300 m2, on a tout intérêt à utiliser une motobêche (appelée aussi motohoue), ou un motoculteur, dont le soc de charrue et les fraises permettent de retourner la terre facilement. La puissance de la machine sera bien sûr fonction de la taille du terrain. Il est possible de louer ce type de matériel dans des magasins spécialisés.

Les travaux

A l’automne, durant les travaux de labour, vous vous contenterez de retourner les mottes de terre dans la jauge, sans les briser. Elles passeront ainsi l’hiver, soumises à l’effet des intempéries (pluies, vents, gel et dégel) qui les désagrégeront, facilitant ainsi les travaux d’ameublissement superficiel (cerclage, binage, griffage, ratissage) que vous entreprendrez au printemps, avant les plantations et durant les cultures.

Pour les terrains très humides et lourds, vous procéderez en « billons » : il s’agit de créer des monticules parallèles de même hauteur et espacés de 50 cm environ. La terre ainsi placée évacue mieux son excédent d’eau. Pour les terrains sains, vous labourerez « à plat », c’est-à-dire en disposant les mottes retournées sur un même plan.

Les mottes sont déposées dans la jauge ouverte devant vous (ici une jauge simple suffit, vu la faible profondeur du labour) ; on procède de la même manière que pour le défoncement; veillez, lors de cette opération, à écarter toutes les grosses pierres, les racines profondes qui pourraient ensuite constituer un obstacle aux jeunes racines. Profitez-en pour « éplucher » la terre, c’est-à-dire pour arracher toutes les racines de mauvaises herbes que vous pourriez y rencontrer; déchiqueter les racines aurait pour résultat de multiplier les herbes indésirables.

De la mi-septembre à la fin novembre, il est encore possible de semer en pleine terre un certain nombre de végétaux. Pour les plusfragiles ou pour les culturesforcées, ilfaudra semer en pépinière sous châssis ou sous cloche pour un repiquage en octobre-novembre; cependant, pour la plupart, les semis en pleine terre devront être effectués sous abri et à bonne exposition (côtière, ados).