Plantation des rosiers

La plantation d’un rosier demande le creusement d’un trou moins important que celui d’un arbre ou d’un arbuste. Utilisez une bêche ou un louchet.

Tout comme pour un arbre ou un arbuste, coupez l’extrémité des racines (habillage) avec un sécateur ou la lame d’un greffoir.

Dans ses grandes lignes, la méthode de plantation des rosiers reprend celle qui vient d’être évoquée pour les arbres ornementaux et fruitiers. La plantation se fait à racines nues, pendant toute la période de repos végétatif, qui va de novembre à fin mars; il est cependant conseillé de planter les rosiers avant l’hiver. Le trou de plantation se fait en carré (15 cm de côté) et sur 25 à 30 cm de profondeur. Lors du défoncement, enfouissez de l’engrais spécial pour rosiers (les premières opérations doivent être exécutées plusieurs semaines avant la plantation). Après l’habillage, le pralinage, mettez le rosier en place en formant là aussi une cuvette dans laquelle vous arroserez abondamment (4 litres d’eau au moins par jour).

On plante bien souvent plusieurs plants de rosiers en même temps. Si tel est votre cas, faites tout d’abord le plan d’implantation de votre roseraie, en ménageant 40 cm en tous sens entre les pieds s’il s’agit de rosiers nains (0,20 m pour les rosiers miniatures) ; la distance de plantation va jusqu’à 1,50 m pour les rosiers grimpants et 2 m pour les rosiers arbustes.

  • Ramenez la terre autour des pieds des rosiers par buttage, jusqu’au niveau de ramification des branches. Le buttage permet de protéger le pied du froid et du dessèchement (chaleur et humidité étant ainsi conservées). Cependant, la terre gelée, même accumulée par buttage au pied de l’arbuste risquerait de n’être d’aucun secours contre le froid, si l’on ne prenait la précaution de mêler de la tourbe à la terre, au niveau du collet.
  • N’enterrez jamais le bourrelet de greffe qui doit se trouver au niveau du sol pour que vous puissiez contrôler la naissance des «gourmands» : le «gourmand» est le développement du porte-greffe, rosier sauvage, qui se fait toujours au détriment de l’arbuste.

Quelques précautions suivent la plantation

  • Un mois après la plantation, vous procéderez à la première taille, qui change selon les variétés, les rosiers buissons étant, pour leur part, taillés courts, à deux ou trois yeux.
  • Mieux vaut prévenir que guérir : traitez très tôt les jeunes plants affaiblis par la transplantation contre les insectes et les maladies qui les menacent (utilisez de l’oxychlorure de cuivre).
  • Dès les premiers beaux jours, arrosez abondamment et très régulièrement (une fois par semaine). La quantité d’eau et l’époque où vous devrez commencer les arrosages dépendent bien sûr des conditions climatiques générales de la région que vous habitez et de celles de l’année. Par la suite, lorsque le rosier est bien implanté, les arrosages seront exceptionnels.