Composition et analyse du sol

Les travaux d’ameublissement profond, tels que le défoncement et le labour, ont pour rôle d’entretenir le sol en profondeur, de l’alléger pour que les racines puissent s’y développer aisément et puiser dans la terre aérée les réserves nutritives nécessaires à la vie des plantes.

Ces travaux, qui ont donc pour but d’entretenir la «forme physique» de la terre, sont complétés par des amendements et une fertilisation dont l’objet est de prévenir l’épuisement d’une terre sans cesse sollicitée, ou de reconstituer ses réserves nutritives. Sans amendements, la terre serait bientôt inapte à fournir des récoltes de qualité.

La composition du sol

Avant d’envisager les remèdes permettant d’entretenir la structure de la terre, il faut dire quelques mots de sa composition. D’une façon générale, on distingue les composants physiques des constituants chimiques. La structure physique du sol découle de la présence, de façon plus ou moins équilibrée, de quatre composants principaux : l’argile, le sable, la chaux et l’humus. Les éléments chimiques (minéraux) nécessaires au développement des plantes sont principalement : l’azote, le phosphore, la potasse et la chaux, dont nous verrons les différentes fonctions au chapitre concernant les engrais. Ces deux types de composants ne sont pas indépendants les uns des autres. Ainsi, par exemple, la potasse se trouve fixée sur l’argile et l’humus, l’azote principalement sur l’humus, etc. Jardiner consiste donc d’une part à s’occuper de la structure physique de la terre (défoncements, labours, ameublissements de surface) ; et, d’autre part, à entretenir son équilibre chimique, en apportant périodiquement les divers éléments nécessaires à l’alimentation des plantes (engrais). Les ressources de la terre sont en effet consommées par les végétaux, et la succession des cultures entraînerait leur épuisement, si l’on n’apportait pas, sous forme d’engrais, les éléments qui mettraient autrement beaucoup plus de temps à se reconstituer.

L’analyse du sol

Cette analyse a pour but de connaître la composition chimique et la constitution physique du sol, le plus exactement possible. Elle permet donc de procéder avec précision à des corrections en fonction des cultures que l’on veut conduire. Vous pourrez confier cette analyse à un laboratoire spécialisé, mais il suffit souvent à l’amateur de connaître dans ses grandes lignes la nature de la terre dont il dispose. On a vu que la terre argileuse est compacte, collante quand elle est humide, et donc difficile à travailler. La terre sablonneuse ne s’agglomère pas, elle sèche et se réchauffe vite; quand la terre est noirâtre, spongieuse, elle est riche en humus; enfin, quand elle est blanchâtre et qu’elle réagit au vinaigre, c’est une terre calcaire. Des trousses spéciales sont vendues dans le commerce pour tester soi-même le sol. Elles permettent de connaître les proportions d’azote, de phosphore, de potasse et de chaux et peuvent vous aider à déterminer l’amendement et l’engrais nécessaires à votre terre.

De la même façon il est possible de déterminer le degré d’acidité, dit pH de la terre, symbole correspondant à une série de chiffres selon une échelle de couleurs. Le réactif liquide prend, en effet, une certaine coloration au contact de la terre, qu’il faut analyser lorsque celle-ci est bien sèche.